Mots-clés : développement - environnement - ressources naturelles - biens publics
La réduction des émissions issues de la déforestation et de la dégradation tropicale (REDD) dans les pays en développement apparaît comme un nouvel élément pouvant contribuer à l’avancée des actuelles négociations sur le changement climatique. Le principe de la REDD est d’octroyer une compensation financière pour la réduction des émissions des gaz à effet de serre (GES) issues de la déforestation et de la dégradation tropicale. Exclue lors de la première phase de négociations du Protocole de Kyoto, cette idée a été introduite par laPapouasie Nouvelle Guinée et le Costa Rica lors de la 11e Conférence des parties (COP-11) à la CCNUCC (Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques) à Montréal en 2005. Cette proposition a permis d’initier un processus de discussion qui aura duré deux ans, et aura été caractérisé par un très fort investissement des diverses parties concernées. Il est notamment attendu et espéré que la COP-13, ayant lieu à Bali en décembre 2007, donne lieu à des décisions déterminantes sur cette question. Fondé sur les propositions faites par les principaux pays concernés, cet article éclaire l’actuel débat que la REDD a soulevé. Il en aborde ainsi les principales controverses, en particulier les mécanismes financiers de la REDD (marchés obligatoires vs fonds volontaires) et son cadre institutionnel (inclusion ou non dans le régime post-Kyoto).
Cette analyse vise ainsi à contribuer à une meilleure compréhension des aspects scientifiques, économiques et politiques du débat lié à la REDD.
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Sources
Rubio Alvarado, Laura Ximena, and Sheila Wertz-Kanounnikoff. 2008. Why are we seeing Reducing Emission from Deforestation and Degradation? Analyses 01/2008.